Hernies discales et Chiropraxie

Une hernie discale désigne une anormalité du disque intervertébral, que l’on peut également qualifier de disque « déplacé, » « rompu » ou « déchiré ». Ce processus se déroule lorsque le cœur interne (noyau) du disque intervertébral forme une saillie et dépasse de la couche externe de ligaments entourant le disque (anneau ou partie périphérique). Cette déchirure de l’anneau provoque des douleurs lombaires (bas des reins) au niveau de la hernie. Si le disque saillant exerce une pression sur un nerf vertébral, la douleur peut s’étendre à la zone du corps desservie par ce nerf. Entre chaque vertèbre de la colonne vertébrale se trouve une paire de nerfs vertébraux, qui s’étend, depuis la moelle épinière, vers une région spécifique du corps. Les constituants de la peau permettant de ressentir des sensations de chaleur et de froid, de douleur ou de contact transmettent les informations correspondantes au cerveau par l’intermédiaire de l’un de ces nerfs. En conséquence, une pression exercée sur un nerf vertébral par une hernie discale provoquera des douleurs dans la région du dos desservie par ce nerf.

 

Il existe quatre degrés de hernies discales :

 

La protrusion discale

 

La hernie continue

 

La hernie exclue

 

Sequestered NucleusLa hernie séquestrée

 
La majorité des cas de rupture discale se déroulent chez des individus jeunes âgés de 30 à 43 ans, chez qui le noyau possède encore une texture gélatineuse. Etrangement, la plupart des hernies discales se déroulent le matin. Les causes de ce phénomène ne sont pas entièrement connues à ce jour, mais son déclenchement est vraisemblablement lié à la physiologie de la colonne vertébrale et à des changements de la teneur en eau du disque au fil de la journée. Les deux zones les plus fréquemment affectées par une hernie discale de la région lombaire du dos sont les2 derniers disques situé entre les 4èm et 5èm vertèbres lombaires (L4-L5) ou entre la 5èm la première vertèbre sacrée (L5-S1). Ces deux disques sont responsables de 98% de toutes les hernies discales douloureuses. Une hernie discale peut se produire à un autre endroit de la colonne vertébrale, mais les hernies dans la région lombaire basse sont de loin les plus fréquentes.

Symptômes des hernies discales

Le symptôme dont se plaint généralement le patient est une douleur perçante, tranchante. Dans certains cas, le patient peut présenter des antécédents d’épisodes douloureux localisés dans région basse du dos (lombalgie) ; ces douleurs, qui émanent du bas du dos, irradient dans la jambe desservie par le nerf affecté. Cette douleur est généralement décrite comme une douleur profonde et perçante, qui devient de plus en plus intense au fur et à mesure qu’elle progresse le long de la jambe affectée. La douleur associée à une hernie discale peut apparaître subitement, sans raison apparente, ou peut être annoncée par une sensation de déchirure ou de rupture dans la colonne, que l’on attribue à la déchirure soudaine d’une section de l’anneau discal.

Diagnostic

Un patient souffrant d’une hernie discale se plaindra généralement de douleurs dans la région basse du dos patient ; ces douleurs peuvent ou non se propager à différentes régions du corps. On constatera souvent une limitation de l’étendue de mouvement lorsque l’on demandera au patient de se pencher en avant ou en arrière, et le patient se penchera parfois sur le côté en essayant de se pencher en avant. De plus, les patients adoptent parfois une démarche « antalgique » ou marquée par la douleur, en fléchissant la jambe affectée par la hernie discale de manière à ne pas exercer une trop forte pression sur le côté douloureux de leur corps. Lors de l’examen, demander au patient d’effectuer une élévation de la jambe tendue peut effectivement révéler l’application d’une tension sur la racine nerveuse (schéma ci-dessous)

 

Diagnostic d’une hernie discale

La preuve la plus manifeste d’une compression des racines nerveuses sera révélée, lors d’un examen neurologique, par la présence d’anormalités de la force et des sensibilités cutanés dans certaines régions du corps. Aucune analyse en laboratoire ne permet de détecter la présence ou l’absence d’une hernie discale, mais celles-ci peuvent contribuer au diagnostic d’une cause inhabituelle de douleurs ou d’irritations émanant d’une racine nerveuse. Un électromyogramme peut contribuer à identifier avec exactitude la racine nerveuse affectée par le pincement ou présentant un dysfonctionnement, dans l’éventualité où plusieurs racines nerveuses sont impliquées. Un IRM constitue l’examen de prédilection en cas de hernie discale, mais un scanner s’avérera fréquemment utile, car il autorise une meilleure visualisation de l’anatomie osseuse de la colonne vertébrale et permet d’identifier clairement la source de la pression exercée sur la racine nerveuse.

 

 

 

Traitement

Notre cabinet est  équiper d’un laser et d’une table Cox idéale pour traiter les douleurs liées à la hernie discale. (En savoir plus)
Dans une grande majorité des cas, le traitement préconisé pour les patients souffrant d’une hernie discale ne comprend pas d’intervention chirurgicale. Quatre-vingt pour cent des patients réagissent positivement à l’administration d’un traitement chiropratique sur une période de 2 à 3 mois. L’efficacité de ce traitement sera optimale dans les cas où le patient et son praticien entretiennent une relation saine et le patient comprend la logique motivant le traitement qui lui a été prescrit. Le traitement chiropratique consistera en l’application d’ajustements vertébraux de la région lombaire basse associés à des techniques de décompressions discales sur tables spécifiques (voir technique Cox de flexion distraction dans ce livret). Ce traitement s’accompagne de la prescription d’exercices thérapeutiques de renforcement lombaire ainsi que des conseils d’ergonomie vertébrale. L’utilisation appropriée de médicaments constitue une part complémentaire du traitement conservateur. Le chiropracteur vous référera vers un médecin pour minimiser l’inflammation du nerf. Ces traitements peuvent comprendre des médicaments anti-inflammatoires, des analgésiques et des décontractants musculaires ou des sédatifs. Le traitement chirurgical est réservé aux patients chez qui les options de traitement chiropratique s’avèrent inefficaces, et lorsque l’absence d’amélioration après une période de temps suffisante dénote que le rétablissement du patient sera très clairement tributaire d’une intervention chirurgicale.