Coliques chez les enfants !

La colique infantile est connue depuis de nombreuses années et a été probablement en premier décrite par Galen (130-200 après J. C.) et Aetius d’Amida, un physicien byzantin (527-565 après J.C.) qui a clairement décrit la colique flatulente. Plus tard, en 1545, Thomas Phaire écrivit une partie de « colique et borborygmes dans les intestins » dans le Boke of Chyldren. En 1894, la colique infantile a été décrite comme une dyspepsie.

 

 

Dans la décennie qui suivit, les pages dans les journaux médicaux – parues avec des études sur la colique – décrivirent une agitation motrice, typiquement avec une flexion des genoux sur l’abdomen, les poings serrés et une extension ou un redressement du tronc et des extrémités. Plusieurs études concluent que les enfants avec une colique sont parfaitement normaux, mais pleurent juste plus que les autres. Mais toutes les études s’accordent à dire qu’exceptés les pleurs plus importants, ces enfants sont autrement en bonne santé, se développent bien et ont une prise de poids normal.

 

 

La règle de quatre fois 3

Depuis lors, différentes séries de critères de diagnostic ont été discutées pendant des années, mais personne n’est tombé d’accord. Cependant, la définition la plus acceptée est la suivante, avancée par Wessel en 1954 : des pleurs inexpliqués et incontrôlables chez les enfants âgés de 0 à 3 mois, de plus de 3 heures par jour, au-delà de 3 jours par semaine, depuis 3 semaines ou plus. Habituellement dans l’après-midi ou la soirée.

L’incidence des coliques infantiles parmi les nouveau-nés est estimée entre 8 et 49% dans différentes études. Une moyenne de ces estimations porte à 22,5 % l’incidence des coliques infantiles.

Alors que la colique infantile pourrait être considérée comme une « condition bénigne se limitant à elle-même », plusieurs études suggèrent que les effets des coliques chez l’enfant pourraient être beaucoup plus violents. Certaines études concluent que ces nourrissons qui crient et qui ont mal, sont dans une catégorie à haut risque de maltraitance, de préjudices possibles portés au système nerveux central voire de mort par chocs (syndrome infantile du coup de fouet et syndrome de choc infantile).

De nombreux traitements pour les coliques infantiles ont été préconisés. Mais la plupart d’entre eux, comme la musique, différents sons ou vibrations (simulateurs de voiture), changement d’alimentation, de régime, etc. n’ont montré aucun effet. Le traitement avec le sucre semble avoir un effet analgésique général chez les nourrissons et pourrait cependant aider dans les coliques infantiles.

Différents traitements médicaux ont aussi été employés. Un médicament souvent utilisé est la dimethicone. Plusieurs études très bien contrôlées ont montré qu’il n’y a rien de mieux que le traitement placebo.

La première personne à suggérer la thérapie manuelle comme traitement efficace contre les coliques infantiles semble être A.T. Still dans son livre Osteopathy, Research and Practice, en 1910.

Des chiropracteurs et autres ont pendant des années traité des nourrissons pour des symptômes de coliques avec apparemment de bons résultats. A la base, une observation purement clinique où des perturbations fonctionnelles de la colonne vertébrale pourraient être la cause de symptômes similaires à ceux d’une colique de l’enfant ; plusieurs études semblent appuyer cette observation clinique.

En 1985, une étude rétrospective fût entreprise au Danemark sur le traitement chiropratique de la colique infantile, et fût suivie en 1989 par une étude prospectrice. Les deux études suggèrent qu’il semble avoir un effet positif des manipulations rachidiennes sur la colique infantile, mais comme aucune de ces études n’a été validée, il est impossible d’évaluer si l’effet observé a une meilleure signification que l’effet placebo. Mais dans ces 3 dernières années, il a été publié trois études cliniques randomisées (ECR) sur le traitement chiropratique de la colique infantile.

 

 

 

Trois ECR (études cliniques randomisés)

La première étude clinique randomisée publiée vient du Danemark : The Short Term Effect of Spinal Manipulation in the Treatment of Infantile Colic. A randomised controlled clinical trail with a blinded observer. (l’Effet à Court Terme de la Manipulation Rachidienne dans le Traitement de la Colique Infantile. Une étude clinique randomisée contrôlée en simple aveugle).

La seconde ECR, réalisée en Afrique du Sud, a été présentée au Congrès Mondial de la Fédération Mondiale de Chiropratique en Nouvelle Zélande, en 1999, avec pour titre : The efficacy of chiropractic spinal adjustment as a treatment protocol in the management of infantile colic (l’efficacité de l’ajustement rachidien chiropratique comme protocole de traitement dans la prise en charge de la colique infantile).

La troisième ECR vient de Norvège et a été publiée en janvier 2001 : Randomised controlled trial of infantile colic treated with chiropractic spinal manipulation (étude randomisée contrôlée de la colique infantile, traitée par manipulations chiropratiques du rachis ).

Par la suite, nous devrons essayer de comparer les 3 ECR et voir leurs mauvais côtés et leurs faiblesses.

 

 

 

Recrutement et âge

Le recrutement des participants dans les 3 ECR a été réalisé selon différentes origines. Dans l’étude danoise, ceux-ci proviennent d’ infirmières de santé à domicile, dans l’étude norvégienne, de cliniques de soins de santé publique, de patients en consultations externes d’une clinique pédiatrique, de médecins généralistes, de chiropraticiens, d’ équipes de maternité et par les médias ; dans l’étude d’Afrique du Sud, les participants proviennent de la population générale.

La normale pour les enfants présentant des symptômes de colique sont, selon la littérature, que approximativement la moitié d’entre eux s’arrêtent de pleurer à l’âge de 3 mois. Ces 3 ECR ont pris ce fait en compte et ont fixé la moyenne d’âge pour participer à cette étude, entre 0 et 10 semaines.

Critères de colique

L’étude d’Afrique du Sud a choisit de laisser un pédiatre diagnostiquer si le nourrisson avait des coliques ou non, avant de commencer l’étude. Les 2 autres études ont presque de façon identiques les mêmes critères avec respect des heures de pleurs et la durée des symptômes.

 

Etude en simple aveugle

L’étude en simple aveugle en Norvège semble idéale. Une infirmière prend le nourrisson des parents et l’emmène chez le chiropraticien pour un traitement ou le garde pendant 10 minutes, comme ceux qui ont été traités. De cette façon, le pédiatre et les parents ignorent s’il y a eu traitement ou non.

Ce n’est pas une étude en aveugle dans celles danoise et sud-africaine pour les parents où leurs enfants reçoivent 2 types différents de traitement. Dans l’étude danoise, une étude en aveugle est cependant portée sur un observateur, ne connaisant pas le traitement administré sur un nourrisson pris à part ; cet observateur interpréta tout comportement de coliques. Dans l’étude d’Afrique du Sud, ils se servirent de questionnaires à chaque consultation, les interprètes ne subissant pas l’étude en aveugle.

L’effet Placebo

• La dimethicone a été utilisée comme traitement placebo dans l’étude danoise, sans qu’il n’y ait grands résultats, selon plusieurs tentatives. La dimethicone est physiologiquement inactive et non toxique. On présume qu’elle peut réduire l’air et les gaz intestinaux. C’est une préparation médicale contre les météorismes.
• Une machine à ultra-sons déréglée, non fonctionnelle, a été utilisée comme traitement placebo dans l’étude sud-africaine.
• Un groupe non traité dans l’étude norvégienne. Détails mentionnés sous l’étude en simple aveugle.

 

 

 

Traitement

Dans l’étude norvégienne, la méthode du traitement chiropratique a été établit selon un groupe de référence de 14 chiropraticiens. Le nombre de traitements s’est limité à 3 visites, avec un intervalle, entre chaque, de 2 à 5 jours. Le traitement actuel donné est décrit selon : « mobilisation du bout des doigts, manipulation très légère » en précisant que « dans cette étude, les « cracks » articulaires typiques n’étaient entendus chez aucun des nourrissons ».

Dans l’étude danoise, le traitement actuel a été fait d’une manière telle qu’il y ait eu relâchement par un audible ou à la palpation dans la majorité des nourrissons et le traitement a été poursuivi jusqu’à ce que le chiropraticien juge que la fonction rachidienne normale soit restaurée. 64% des nourrissons reçoivent 4 traitements ou plus dans l’étude.

Dans l’étude sud-africaine, tous les enfants ont été dépistés à chaque consultation à la recherche de fixations rachidiennes. Chacun d’eux a subit un maximum de six traitements sur une période de deux semaines. Un recouvrement complet fût noté à la quatrième visite chez 60% des nourrissons et 93% pour les six visites.

 

 

 

 

Ensemble de données
Dans L’étude sud-africaine, les questionnaires furent complétés avant le commencement du traitement et à chaque consultation suivante, donnant ainsi aux parents une réponse subjective au traitement.

Dans les deux autres études, les données furent collectées par les moyens d’entrevues et des rapports journaliers sur 24H. La dernière donnée mentionnée est considérée exprimer une mesure plus fiable et objective du comportement du nourrisson, et a été utilisée par bon nombre et validé dans une étude par Barr.
Variables et résultats
Dans l’étude danoise, ils ont mesuré dans une échelle numérique (variable continue, c’est-à-dire en heures) et cela a montré une réduction de 67% des coliques infantiles dans les heures diurnes dans le groupe des manipulés et une réduction de 38% dans le groupe des placebo. Aucune période de suivi n’a été prévue pour la suite dans l’étude précédente sur les manipulations rachidiennes dans le traitement des coliques infantiles. Ils ont pourtant eu un suivi de 4 semaines, mais il fut trouvé que la diminution des pleurs était clair les 14 premiers jours et sans changement significatif dans les deux dernières semaines de suivi.

L’étude norvégienne a défini une échelle à 5 niveaux (variable ordinale ex. pire, mieux) comme la principale mesure de résultats. Ils reportent leurs résultats comme « des degrés d’amélioration », où les trois catégories avec amélioration sont mises ensemble, donnant 69,5% d’amélioration dans le groupe traité par un chiropraticien et 60% d’amélioration dans le groupe non traité. L’entretien s’est poursuivi par téléphone 8 à 14 jours après la dernière visite.

L’étude d’Afrique du sud semble avoir utilisé une échelle de niveaux, mais cela n’a pas été clairement établit dans le texte de l’étude. Ils rapportent que la disparition complète des symptômes s’est retrouvée chez 93% des enfants ayant subi les deux semaines de traitement. Aucune rechute de colique infantile n’a été observée pendant le mois qui suivit, lors du suivi par entretien téléphonique.
En conclusion
Il existe aujourd’hui 3 ECR sur la thérapie manuelle comme traitement contre les coliques infantiles. 2 ECR ont prouvé qu’elles avaient un effet convaincant et une qui pourrait ne pas montrer de résultat par thérapie manuelle. L’explication possible des différences entre ces 3 ECR pourraient être :

• Que l’étude norvégienne est la seule à avoir une procédure idéale en aveugle pour les parents. Cela « pourrait » être l’explication de la différence avec les autres.
• Une autre explication, vraisemblablement équivalente, pourrait être que nous sommes les témoins d’un phénomène de dose-réponses, où les norvégiens utilisent comme traitement standard, un nombre de 3 visites au maximum ; ils n’atteignent cependant pas le niveau pour une thérapeutique significative.
• Pas d’effet thérapeutique par le type choisis de « traitement consensus chiropratique » utilisé dans l’étude norvégienne.
• Les deux études positives ont utilisé un traitement pragmatique et plus réaliste, où il fût laissé au chiropraticien la décision du nombre nécessaire de traitements.
Une étude cliniquement utilisable
Malheureusement, ils n’ont pas utilisés les rapports journaliers dans l’étude sud-africaine, où il aurait pu être intéressant de les comparer avec les deux autres ECR.

 

Mais les parents en Norvège ont fait les rapports journaliers et leurs nourrissons pleuraient au début de l’étude pendant 5,3 heures quotidiennement. Ces parents, dans l’étude norvégienne, repartent après les différents traitements, avec un enfant qui pleure 3,1 heures par jour, ce qui signifie que leurs nourrissons « traités » satisfont tout de même aux critères de soins de la colique infantile.

 

Dans l’étude danoise, il a été montré que quand les parents tenaient leurs rapports à jour, il y avait une diminution du nombres d’heures de pleurs, avant le commencement des traitements qui était de 5,4 heures par jour passant au début des traitements à 3,6 heures par jour.

 

Les parents au Danemark, où les enfants au début de l’étude pleuraient également 5,4 heures par jour, repartent après traitement chiropratique avec un nourrisson pleurant comme un enfant normal, ce qui correspond à une heure par jour environ.
Traduit du texte anglais de Jesper MM Wiberg, D.C.
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